Saturday, 4 April 2015

Buffon (1764) on variation under domestication

While Charles Darwin mentioned that trees raised in nurseries are more variable than in nature in a way that makes the idea that he has plagiarised Patrick Matthew (1831. On Naval Timber and Arboriculture) intriguing to some individuals, the observation that animals and plants are more variable under domestication than in nature was already very old, when Matthew published. In particular, George Luis Leclerc comte de  Buffon (1764. Histoire Naturelle, générale et particuière avec la description du cabinet du Roi. Tome Onzième, p. 289-290) said as much. Ironically, tome onzième (volume 11) has not yet been digitised by books.google, project Gutenberg, or any other of the usual suspects that the plagiarism-theorist rely upon so much. Here is Buffon on variaton under domesticaton, proving beyond doubt that the idea that species varied more under domestication than in the wild was an idea of the 18th centrury at least, if not earlier:

"L'urus ou aurochs est le même animal que notre taureau commun dans son état naturel et sauvage. Enfin le bison ne diffère de 'aurochs que par des variétés accidentelles, et par conséquent il est, aussi-bien que l'aurochs, de la même espèce que le boeuf domestique; en sorte que je crois pouvoir réduire à trois, toutes les dénominations et toutes les espèces prétendues des Naturalistes tant anciens que modernes, c'està-dire, à celles du boeuf, du buffle et du bubal. Je ne doute pas que quelques-unes des propositions que je viens d'annoncer, ne paroissent des assertions hasardées, sur-tout aux yeux de ceux qui se sond occupés de la nomenclature des animaux, et qui ont essayé d'en donner des listes; cependant il n'y a aucunde de ces assertions que je ne fois en état de prouver; mais avant d'entrer dans le discussions critiques qu'exige chacune de ces propositions en particulier, je vais exposer les observations et les faits qui m'ont conduit dans cette recherche, et qui m'ayant ´clairé moi-même, serviront également à éclairer les autres.

Il n'en est pas des animaux domestiques, à beaucoup d'égards, comme des animaux sauvages; leur nature, leur grandeur et leur forme sont moins constantes et plus sujette aus variétés, sour-tout dans les parties extérieures de leur corps; l'influence du climat, si puissante sur toute la Nature, agit avec bien plus de force sur des êtres captifs que sur des êtres libres; la nourriture préparée par la main de l'homme, souvent épargnée et mal choisie, jointe à la dureté d'un ciel étranger, produisent avec le temps des altérrations assez profondes pour devenir constantes, en se perpétuant par les générations. Je ne prétends pas dire que cette cause générale d'alteration soit assez puissante pour dénaturer essentiellement des êtres, dont l'empreinte est aussi ferme que celle du moule des animaux; mais elle les change à certains égards, elle les masque et les transforme à l'exterieur; elle supprime de certaines parties, ou leur en donne de nouvelles; elle les peint de couleurs variées; et par son action sur l'habitude du corps, elle influe aussi sur le naturel, sur l'instinct et sur les qualités les plus intérieures: une seule partie modifée dans un tout aussi parfait que le corps d'un animal, suffit pour que tout se ressente, en effet, de cette altération; et c'est par cette raison que nos animaux domestiques différent presqu'autant par le naturel et l'instinct que par la figure, de ceux dont ils tirent leur première origine."


Here is Samuel Butler's translation of the relevant passage:
"The bison and the aurochs," says Buffon, "differ only in unessential characteristics, and are, by consequence, of the same species as our domestic cattle, so that I believe all the pretended species of the ox, whether ancient or modern, may be reduced to three—the bull, the buffalo, and the bubalus.
"The case of animals under domestication is in many respects different from that of wild ones; they vary much more in disposition, size and shape, especially as regards the exterior parts of their bodies: the effects of climate, so powerful throughout nature, act with far greater effect upon captive animals than upon wild ones. Food prepared by man, and often ill chosen, combined with the inclemency of an uncongenial climate—these eventuate in modifications sufficiently profound to become constant and hereditary in successive generations. I do not pretend to say that this general cause of modification is so powerful as to change radically the nature of beings which have had their impress stamped upon them in that surest of moulds—heredity; but it nevertheless changes them in not a few respects; it masks and transforms their outward appearance; it suppresses some of their parts, and gives them new ones; it paints them with various colours, and by its action on bodily habits influences also their natures, instincts, and most inward qualities" (and what is this but "radically changing their nature"?). "The modification of but a single part, moreover, in a whole as perfect as an animal body, will necessitate a correlative modification in every other part, and it is from this cause that our domestic animals differ almost as much in nature and instinct, as in form, from those from which they originally sprung."
The observation that species vary more under domestication than in the wild is a very old one. It is interesting to note that Buffon believed that the reason for this is that man puts domesticated animals and plants under a greater variety of external conditions. Matthew (1831, p. 308) also notes this older Buffonian doctrine parenthetically:
"Man's interference, by preventing this natural process of selection among plants, independent of the wider range of circumstances to which he introduces them, has increased the difference in varieties, particularly in the more domesticated kinds;"

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